Inégalités des dotations de l'État en matière d'éducation nationale

La Cour des comptes a rendu un rapport d’observations provisoires faisant état d’injustices dans la répartition des moyens d’enseignement sur le territoire. En particulier, l’académie de Créteil ferait les frais de ce favoritisme.

En ce sens, le rapport souligne de nombreux différentiels entre l’académie de Paris et celle de Créteil. En 2010,  l’État aurait dépensé 47 % de plus dans la formation des élèves de l’académie de Paris que pour celle des jeunes de l’académie de Créteil. Au-delà de ce mode d’allocation des moyens financiers, la Cour révèle également les différences de traitement dans l’affectation des professeurs.

Pour la rentrée 2011, l’académie de Créteil, malgré 3 836 élèves gagnés contre seulement 1 000 élèves pour Paris, a perdu 426 postes alors que la capitale en a obtenu 20 de plus. En outre, au sein de l’académie de Créteil, 21,6 % des enseignants ont moins de 30 ans alors que la moyenne nationale est de 9,2. A contrario, Paris a un taux de professeurs agrégés de 24,2 % soit deux fois plus que la moyenne nationale.

Au vu de ce rapport qui suscite beaucoup d’émoi, et sans attendre l’annexion des commentaires du ministère au rapport, Christian Cambon a demandé à au ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, ce qu’il en est véritablement et souhaite connaître les futures orientations envisagées pour corriger les disparités qui existeraient selon le rapport.

Question écrite n° 23381 de Christian Cambon – publiée dans le JO Sénat – page 946  

En attente de réponse du Ministère de l’éducation  nationale, de la jeunesse et de la vie associative