Christian Cambon a interrogé le Ministre de l’intérieur sur les conséquences négatives du projet de fermeture des voies sur berges pour l’activité économique en Île-de-France . Question n° 00567 – publiée le 12 juillet 2012.
Le Ministre a répondu que l’aménagement des voies sur berges vise à améliorer l’insertion urbaine de cette voie et à faciliter l’accès des parisiens au fleuve. Chaque berge fait l’objet d’un traitement spécifique. Ainsi, l’ensemble des voies situées sur les quais bas de la rive gauche seront fermées. Deux voies de circulation seront maintenues sur la voie Georges Pompidou, avec la mise en place de feux tricolores et de passages piétons, faisant disparaître le caractère « autoroutier » de cet axe en le transformant en boulevard urbain et permettant un accès plus aisé aux berges de la Seine. Une étude des données techniques concernant ces aménagements a mis en avant des différences d’impacts selon la rive considérée. La rive droite demeurera une voie ouverte à la circulation générale. Les reports de flux de véhicules induits par la mise en place de traversées piétonnes protégées par les feux de circulation apparaissent acceptables avec un temps de traversé Est-Ouest estimé à 37 minutes, au lieu de 31 minutes dans la configuration actuelle, pendant les heures d’affluence du soir. Sur la rive gauche, la ville de Paris a prévu de compenser la fermeture du quai bas par des aménagements complémentaires afin d’absorber le trafic et de maintenir trois files de circulation ainsi que le couloir de bus sur l’intégralité du quai Anatole France. Malgré ces prévisions, un risque de congestion de trafic a été prévu et le principe de réversibilité a été inscrit dans les conventions conclues entre la Ville de Paris et l’État. L’enquête publique a, par ailleurs, souligné une réserve dans le champ de la circulation, soulignant que « la réversibilité devait être préservée dans la durée afin que la circulation puisse être établie à tout moment sur décision de l’État propriétaire. » Ce dispositif pourra être activé lors d’importantes perturbations de circulation préjudiciables, notamment, à la sécurité et à l’acheminement des secours. Il fera, dans cette hypothèse, l’objet, au préalable, d’un protocole comprenant des outils de mesure et des procédures de veille et d’alerte permettant une gestion concertée avec la municipalité. La question du stationnement s’inscrit dans la politique des déplacements dans Paris. La Ville, participant à la maîtrise des flux de circulation et à un meilleur partage de l’espace public, a mis en place la carte Sésame pour faciliter le stationnement professionnel des artisans et commerçants parisiens, leur permettant des facilités de parking sur les emplacements autorisés. Enfin, Ports de Paris indique que la collecte des déchets, telle qu’évoquée, n’est pas impactée par le projet de reconquête des berges de Seine.
