Conditions précaires des soldats Français en Centrafrique

Après une visite du camp des déplacés de Saint-Sauveur, Christian Cambon, Vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, a  fait  un point sur la situation militaire au camp militaire français de M’Poko de Bangui. Il a également rencontré le personnel de la force Sangaris.

Le sénateur a pu constater que l’opération en Centrafrique pour les soldats Français n’a rien d’une villégiature. Leurs conditions de vie sont très précaires. Les repas sont rarement chauds et restent très frugaux. Ils ont peu d’espaces disponibles au camp et deux douches sont en fonctionnement pour tout le camp. Il n’y a pas de moustiquaires sauf pour l’hôpital alors que la saison des pluies favorise la prolifération des moustiques et le risque de paludisme. Le matériel médical est contingenté pour des soldats soumis aux piqûres d’insectes, aux infections et à des désordres intestinaux.

Les conditions sont moins difficiles que dans les camps de réfugiés mais une armée comme celle de la France doit-elle faire subir de telles contraintes à ses soldats ?