Réponse de la Ministre sur les défaillances du placement sous surveillance électronique

Après l’exemple de la libération anticipée du violeur récidiviste de Nancy, en fuite après avoir brisé son bracelet électronique, Christian Cambon a interpellé la Garde des Sceaux sur les lourdes défaillances du dispositif de placement sous surveillance électronique. Cet homme qui a commis des actes terribles, a pourtant été diagnostiqué par les experts psychiatres comme étant un récidiviste avéré. L’individu, considéré comme dangereux par la police, aurait pu être maintenu en détention si l’on arrêtait d’accorder des réductions de peine automatiquement. Le manque de moyens financiers et humains, pour gérer près de 170 000 personnes actuellement placées sous bracelet électronique, favorise les irrégularités. Les conseillers d’insertion et les juges d’applications des peines sont débordés.

Le Ministère lui a répondu  qu’un tel incident (bris du bracelet et fuite) n’avait jamais été rencontré antérieurement. Le Gouvernement a annoncé le recrutement de 1000 personnels d’ici 2017, dont 360 d’ores et déjà entrés en formation à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire. Ces personnels ont vocation à venir rattraper le retard de recrutement constaté ces dernières années et à permettre aux services de prendre en charge les publics condamnés qui seront astreints à un suivi soutenu dans le cadre de la contrainte pénale.

> Question écrite n° 12291 publiée dans le JO Sénat