Réponse de la Ministre sur les risques des boissons énergisantes

Christian Cambon a appelé l’attention du ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, sur le manque d’information du consommateur sur les risques cardiaques liés aux boissons énergisantes.

En octobre dernier, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) mettait en garde sur les boissons énergisantes et les conséquences qu’elles pouvaient avoir sur les accidents cardio-vasculaires. Lors du congrès annuel de radiologie, aux États-Unis, des chercheurs allemands ont démontré qu’une heure après avoir consommé ce type de boisson contenant 400 mg de taurine et 32 mg de caféine par 100 ml, les contractions cardiaques étaient aussi fortes qu’au moment d’une activité sportive. Aux États-Unis, entre 2007 et 2011, les consultations aux urgences ont doublé chez des consommateurs essentiellement âgés de 18 à 25 ans. Si ces boissons s’ajoutent à l’alcool, à une activité sportive, à des tasses de café ou de thé, le niveau de toxicité devient réel. Or, le consommateur n’a pas connaissance de ce danger. Au mettre titre que le pictogramme représentant une femme enceinte dans un cercle barré sur les boissons alcoolisées, un message sanitaire pourrait être mentionné sur ces boissons énergisantes. Il lui a demandé quelles mesures elle souhaitait prendre pour ainsi prévenir le consommateur.

La ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes lui a répondu que consécutivement à ce dernier avis de l’ANSES, des mesures destinées à encadrer davantage la publicité de ce type de boissons et à compléter et mieux diffuser les mises en garde au public ont été mises à l’étude par les pouvoirs publics. Le programme national nutrition santé 2011-2015 prévoit de poursuivre les réflexions en cours pour limiter la pression publicitaire s’exerçant sur les enfants en faveur de la consommation d’aliments gras, sucrés, salés (action 12.1 du PNNS). Dans ce cadre, le ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes a saisi l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) afin d’analyser notamment les ressorts utilisés pour rendre ces produits attractifs aux enfants et aux adolescents.

 > Question écrite n°15862