Réponse de la Ministre sur la fermeture des studios de Bry

En décembre dernier, Christian Cambon a attiré l’attention de la ministre de la culture et de la communication sur la fermeture et le démantèlement programmés des studios de Bry-sur-Marne par une question écrite (Question écrite n° 14161 publiée dans le JO Sénat du 11/12/2014).

La Ministre de la culture a confirmé que la fermeture des studios de Bry-sur-Marne, opérés depuis  2011 par le groupe Euromédia, était initialement prévue à compter du mois d’avril 2015. « Cette fermeture a suscité beaucoup d’émotion au sein des associations de techniciens (décorateurs, directeurs de la photographie, accessoiristes, etc.), appuyés par un certain nombre de réalisateurs, tous très attachés à un lieu emblématique qui a vu se tourner de nombreux films et téléfilms, notamment à l’époque où les Studios étaient détenus par la Société française de production (SFP). Cette fermeture relevait d’un choix stratégique d’Euromédia, entreprise historiquement « leader » en France sur le segment des studios de tournage, qui l’avait annoncé dès l’ouverture des studios de Paris (situés à la Cité du cinéma, ouverte à l’été 2012 à Saint-Denis). »

Suite à la mobilisation des professionnels et de la ministre, le nouveau propriétaire du lieu (la société Nemoa) et Euromédia ont supprimé la clause contractuelle de non-concurrence que la vente des studios de Bry intégrait, en matière d’exploitation de studios de tournage d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles. Des discussions se sont alors engagées entre Nemoa et des repreneurs potentiels, qui se sont conclues début mars dernier par la reprise effective de l’exploitation des studios de Bry-sur-Marne par la société Transpalux, gérée par Monsieur Didier Diaz.

Celui-ci dispose d’une forte expérience en la matière en tant qu’ancien gérant des studios de Paris à la Cité du cinéma, pour le compte d’Euromédia à l’époque. Le ministère de la culture et de la communication continuera de suivre avec beaucoup d’attention ce dossier pour s’assurer de la reprise effective d’un outil de production historique et performant. De façon générale, la ministre de la culture et de la communication est très attachée à l’attractivité de la filière audiovisuelle et cinéma, secteur d’excellence de la culture et de l’économie françaises. C’est la raison pour laquelle, avec l’appui du Parlement, les crédits d’impôt cinéma et animation ont pu être renforcés en 2014.