Lutte contre la cybercriminalité

En février 2015, des policiers et des agents de l’administration pénitentiaire de la région rennaise ont subi des menaces par l’intermédiaire d’un site internet intitulé « vengeance ».

Celui-ci diffusait des noms, adresses, numéros de téléphone de surveillants pénitentiaires, photos, et parfois même celles des familles et enfants avec leurs prénoms et leurs âges. Ces informations ont été recueillies par l’intermédiaire des réseaux sociaux et certaines photos ont été prises dans la rue. Les syndicats ont saisi la Direction générale de police nationale (DGPN) et la Chancellerie à Paris. Une enquête a été ouverte par le parquet de Rennes pour « accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données » et « menaces ».

La police judiciaire de Rennes et l’Office central de la lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) mènent les investigations et une garde à vue à eu lieu. Ce blog a été fermé en mars 2015, mais il vient d’être à nouveau accessible au public.

Hébergé aux Pays-Bas, les autorités françaises ont effectué un second signalement le 2 juillet aux autorités néerlandaises. Seulement, l’autorisation de la fermeture d’un site basé à l’étranger peut être longue et compliquée notamment sur le plan juridique.

Afin de protéger l’intégrité et la sécurité des personnes, Christian Cambon a interpellé la ministre de la justice pour connaitre les moyens qu’elle souhaite mettre en œuvre pour faciliter toute coopération judiciaire rapide et efficace, pour faire fermer des sites internet malveillants, hébergés à l’étranger.

> Question écrite n° 17254 publié dans le JO du Sénat en attente de réponse.