Lutte contre le trafic d'armes

Un plan interministériel, présenté en novembre 2015, comporte vingt mesures pour placer la lutte contre le trafic d’armes au même rang de priorité que celle contre les stupéfiants. Tous les ans, près de 5 000 armes seraient saisies sur le territoire, 5 300 en 2014 avec près de 175 armes de guerre. Un important trafic venant des États de l’Union européenne et de pays tiers aurait évolué. Après l’effondrement du bloc soviétique et les guerres des Balkans, un arsenal de guerre géré par des civils ou des organisations mafieuses alimente ce commerce illégal.

Dans deux ans, le fusil d’assaut de la manufacture d’armes de Saint-Étienne (famas) sera remplacé par une nouvelle arme. Depuis 36 ans, le famas a été utilisé sur de nombreux terrains comme l’Afghanistan, l’Afrique, la guerre du Golfe…

Christian Cambon interroge le ministre de la Défense sur le devenir de ces armes. Il lui demande si elles seront revendues, reconverties ou détruites. Compte tenu du nombre de famas en circulation, il souhaite avoir connaissance des mesures qu’il compte prendre pour éviter que le famas alimente ces réseaux de trafic d’armes.

> Question écrite n° 18944 publiée dans le JO Sénat transmise au Ministère de la Défense

En attente de réponse du Ministère de la Défense.