Suppression des lits d'hôpitaux

Le Gouvernement a demandé aux établissements hospitaliers de réaliser trois milliards d’euros d’économies entre 2015 et 2017. En effet, à la fin de l’année 2014, les 32 centres hospitaliers universitaires du territoire avaient enregistré un déficit de 200 millions d’euros.

Le plan de redressement des finances publiques incite les hôpitaux à réduire encore davantage leurs dépenses. Dans les faits, 570 services hospitaliers des hôpitaux de France sont invités à supprimer 16 000 lits. Les suppressions engendreraient environ 570 millions d’euros d’économies.

L’Île-de-France serait la première région concernée par cette restructuration. Plus de 3000 lits pourraient être fermés, soit une diminution de 10 % des ses capacités actuelles d’accueil. Cette décision intervient dans un contexte sensible, marqué par les manifestations successives des hôpitaux parisiens.

Le retrait généralisé de lits dans les services hospitaliers accentuerait les difficultés des hôpitaux (temps d’attente plus important dans les salles d’attente, surcharge de travail des infirmiers, engorgement). Inquiets, certains hôpitaux ont menacé de retarder leurs embauches et de ne pas renouveler leurs contractuels. Face à cette situation, Christian Cambon a attiré l’attention de la ministre des affaires sociales et de la santé sur la suppression de lits dans les hôpitaux d’Île-de-France, dans le cadre du plan de redressement des finances publiques. Il lui demande quelles solutions alternatives peuvent être envisagées, permettant de sauvegarder les capacités d’accueil des hôpitaux franciliens.

> Question écrite n° 21240 publiée dans le JO Sénat du 14/04/2016 

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé