Crise politique du Bahreïn

Bahreïn est un archipel situé dans le golfe arabo-persique entre l’Arabie saoudite et le Qatar. En février 2011, dans la mouvance des printemps arabes en Tunisie et en Égypte, le petit royaume s’est soulevé contre la monarchie sunnite des Al-Khalifa soutenue par Riyad.

À l’instar de la crise syrienne, le conflit au Bahreïn est d’origine confessionnelle. Plus de 70 % des Bahreïnis, soit environ 560 000 personnes, sont de confession chiite. Depuis des années, cette population majoritaire dénonce des actes de discrimination (difficultés à l’embauche, restrictions pour l’accès au logement), un manque de réformes et la non-reconnaissance de ses droits civiques. Incontestablement, la monarchie sunnite confisque presque tous les leviers du pouvoir.

Au cours des commémorations de la révolte du 14 février 2011, les autorités ont intensifié les points de contrôle et les arrestations près des villages chiites dont celles de quatre journalistes occidentaux. Dès lors, les incarcérations et les condamnations à mort d’opposants contre le pouvoir se sont multipliées.

La crise politique du Bahreïn est comparable à bien des égards à celle de la Syrie. Dès 2011, la France a condamné ouvertement le régime de Damas et ses exactions contre la population. Aussi, dans ce contexte similaire, Christian Cambon a attiré l’attention  du ministre des Affaires étrangères pour connaître la position de la France vis-à-vis du Royaume du Bahreïn. Il lui a demandé si la France comptait soutenir la population bahreïnienne et rompre ainsi le silence de la communauté internationale.

> Question écrite n° 22321 publiée dans le JO du Sénat

En attente de réponse du Ministère des affaires étrangères et du développement international