Réponse du Ministre sur la nouvelle route des réfugiés de Russie vers la Finlande

Depuis novembre 2015, des populations syriennes et libanaises prennent le risque de rejoindre l’Europe par l’intermédiaire de la Russie. La crise des migrants est un défi majeur à laquelle l’Europe est confrontée, elle ne peut se montrer impuissante.

Dès lors, Christian Cambon a interpellé le ministre des Affaires étrangères pour connaitre les mesures que la France compte défendre avec ses partenaires européens pour endiguer « la voie septentrionale». Il lui a demandé notamment si un accord avec la Russie, sous sanction européenne, serait possible. 
 
 Le ministre a répondu que la Norvège et la Finlande ont chacun trouvé un accord bilatéral avec la Russie pour reprendre la maîtrise des flux migratoires sur cette route. La France n’a donc pas eu à promouvoir de mesures particulières auprès de ses partenaires européens concernant « la voie septentrionale ».

En Norvège (pays non membre de l’Union européenne mais membre de l’espace Schengen et de l’EEE), le nombre de personnes passées par la frontière nord avec la Russie (via le poste frontalier de Storskog), majoritairement des Syriens et des Afghans, s’est accru de 20 en 2014 à 5 440 en 2015. Depuis l’accord Norvège-Russie du 3 février 2016, plus aucun franchissement de migrants n’ayant pas le statut de réfugiés n’a été enregistré. La Russie s’est par ailleurs engagée à ne pas laisser passer par le poste frontalier de Borisgleb les étrangers qui souhaitent se rendre en Norvège sans visa Schengen valide.

En Finlande, en 2015, 1 757 migrants (de 37 nationalités différentes – en majorité des Afghans) sont passés par la frontière nord avec la Russie (postes-frontières de Raja-Jooseppi et Salla en Laponie). Les flux se sont complètement taris depuis le 1er mars 2016, suite à l’accord avec les autorités russes.    

> Question écrite n°21266 publiée au JO du Sénat