Audition de Jean-Marc Ayrault

La commission des affaires étrangères a auditionné Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur le Brexit et la refondation de l’Union européenne

Christian Cambon, Vice-président de la commission, a indiqué que lors de leur mission à Londres, plusieurs de leurs interlocuteurs leurs ont déclaré qu’ils préféraient pas d’accord, plutôt qu’un mauvais accord. Or, les experts précisent que la facture des seuls engagements pris par la Grande-Bretagne pourrait représenter entre 40 et 60 milliards d’euros.

Il lui a demandé comment sortir de cette contradiction entre des Britanniques qui veulent sortir de l’Europe sans payer – parce que leur vote s’explique pour beaucoup par leur volonté de ne plus payer pour les Européens – et les Vingt-Sept, qui ne veulent pas payer à la place des Britanniques pour les programmes déjà lancés.

Le sénateur a également rappelé que Paul Magnette, ministre-président de Wallonie, a récemment déclaré que pour sauver l’Europe, il faudrait peut-être que ceux qui la critiquent la quittent, au premier chef les pays de l’est européen. Le sénateur a souhaité connaitre l’avis du Ministre.

Il lui a répondu qu’un accord est dans l’intérêt de tous. La sortie de l’Union entraîne un prix à payer, il y aura une négociation, la cohérence des Vingt-Sept sera nécessaire. Il ne partage pas le point de vue de Paul Magnette, et préconise de faire de la pédagogie. Il reçu les représentants des trois Etats baltes à Paris, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la reprise de nos relations internationales. Ils n’y ont pas tout réglé, mais elle a été vécue comme une étape importante.