Hausse des tarifs pratiqués par les complémentaires de santé pour les retraités

Christian Cambon a attiré l’attention du ministre des solidarités et de la santé sur l’envolée des tarifs pratiqués pour les contrats individuels de complémentaire santé en 2020. Selon une étude récente, ceux-ci n’ont jamais été aussi élevés en France.

Ce baromètre montre que les contrats prévus pour les retraités ont vu leurs tarifs passer de 2 560 euros en 2019 à 2 871 euros pour 2020 en moyenne. De plus, les cotisations varient considérablement d’un département à l’autre, accroissant ainsi les inégalités entre les territoires.

Le Val-de-Marne compte parmi les plus chers pour un couple de seniors, avec un écart de 241 euros par rapport à la moyenne nationale. Le montant des cotisations en Île-de-France reste le plus élevé avec un montant de 3 247 euros en 2020, soit 14,6 % de plus que l’an dernier. Et pourtant, à garanties semblables, un même couple de retraités sera facturé 528 euros de moins en Mayenne qu’à Paris.

Cette hausse du coût des complémentaires santé vient peser sur des foyers déjà précaires et dont les pensions de retraite ne connaissent pas d’augmentation. Avec des revenus qui n’évoluent plus, il devient de plus en plus difficile d’avoir accès à une complémentaire dont les tarifs ne cessent de croitre. Selon une étude récente, un retraité de plus de 70 ans sur deux serait en difficulté financière.

En 2020, quinze départements ont déjà franchi le cap des 3 000 euros de cotisation moyenne annuelle. Si cette hausse devait perdurer, il n’est pas certain que les personnes âgées pourront encore s’offrir une mutuelle santé adaptée à leurs besoins. Face aux incertitudes de cette situation, il lui demande comment le Gouvernement entend assurer l’accès à une couverture complémentaire et à des garanties pour les seniors.

> Question écrite n° 18485 publiée dans le JO Sénat

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé