Souffrance des infirmiers et autres soignants

Depuis le début de la crise épidémique liée au virus Covid-19, les soignants sont en première ligne et œuvrent quotidiennement pour les personnes touchées et leurs familles. Leur courage et leur abnégation les honorent. Cet engagement quotidien n’est pourtant pas sans conséquence.
Selon une récente consultation de l’ordre national des infirmiers, 40 % d’entre eux veulent changer de métier depuis le début de cette crise. Ce chiffre est alarmant et témoigne du mal-être croissant qui a gagné la profession en quelques mois.

Au moment où une deuxième vague de contamination frappe notre pays, avec de nouvelles mesures et des villes en alerte maximale, de nombreux soignants sont à bout de force au point de quitter leur emploi. Ces professionnels, pour qui les métiers de la santé ont été une vocation, vivent leur démission comme un déchirement. Cependant, ils n’imaginent pas continuer à exercer dans de telles circonstances.

Depuis mars, deux tiers des infirmiers déclarent que leurs conditions de travail se sont gravement détériorées. Les salaires ne sont pas à la hauteur de l’engagement, la charge de travail est colossale. La situation est grave puisque 57 % des soignants interrogés estiment être en épuisement professionnel. Avant l’épidémie, le personnel médical avait déjà exprimé sa colère contre le manque de moyens, d’effectifs et de valorisation des salaires. Aujourd’hui ils sont de plus en plus nombreux à quitter leurs fonctions.

Face à ce mal-être grandissant et à la situation sanitaire actuelle, Christian Cambon a demandé lui au Ministre de la santé comment le Gouvernement comptait agir pour simplifier la vie quotidienne des soignants, notamment en termes de logements afin de faciliter l’accès à leur lieu de travail.

> Question écrite n° 18483 publiée dans le JO Sénat

En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé