Risque d'inondation en Île-de-France

Alors que la région Midi-Pyrénées vient d’être frappée par une crue causant des dégâts catastrophiques pour la population, les Franciliens s’interrogent sur le risque possible en Île-de-France.

Christian Cambon attire l’attention de Mme la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur le risque d’inondation en Île-de-France.

Située au cœur de trois confluences Seine/Yonne, Seine/Marne et Seine/Oise, elle n’a pas eu de crue majeure depuis près de soixante ans. Pourtant, depuis vingt-cinq ans, on observe une extension continue de l’urbanisation avec1 450 hectaresd’extension urbaine en zone inondable (dont560 hectaresd’espaces d’habitats). Aujourd’hui,18 200 hectaresau total sont en zone inondable. Par conséquent, 3,2 millions d’habitants dont 70 % à Paris et la petite couronne ainsi que deux millions d’emplois seraient concernés.

Ce risque en petite couronne est particulièrement élevé. Le département du Val-de-Marne représente, à lui seul, 27 % (1 650 hectares) des surfaces d’habitats vulnérables.

La région concentre les principaux pouvoirs économiques et politiques. Une inondation paralyserait cinq lignes de RER, la totalité du métro et les cinq grandes gares SNCF. Quelque 341 établissements de santé seraient touchés. Cet impact dépasserait largement la seule zone inondée. Plusieurs millions de personnes subiraient les effets indirects (fragilités électriques, déplacements, désorganisation des services publics).

Il lui demande donc si les enjeux « inondations » sont pris en compte dans les réflexions d’aménagement de la région Île-de-France et quels sont les moyens mis en oeuvre en cas de gestion de crise.

Question orale sans débat n° 0510S publiée dans le JO Sénat

En attente de réponse du Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie