Nécessaire sauvegarde des réseaux d'accompagnement de santé en dehors de l'hôpital

Christian Cambon appelle l’attention de la ministre des affaires sociales et de la santé sur les conséquences du projet de la fusion des réseaux Onco Est parisien, Roc Est 94 et « réseau de santé géronto » (RSG) 4 de l’Est parisien.

Depuis le 1er janvier 2014, l’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France doit développer une coordination des réseaux de santé tri-thématique – cancérologie, soins palliatifs et gérontologie – sur l’ensemble de l’Est parisien. Dans ce cadre, elle prévoit la mutualisation des réseaux Onco Est parisien, Roc Est et RSG 4 au centre hospitalier inter-communal à Créteil.

Ce rapprochement au sein d’un centre hospitalier s’inscrit en totale contradiction avec l’objet de l’association Onco Est mais, surtout, avec les propres préconisations de l’ARS qui soulignait dans un rapport l’importance de proposer aux patients des soins de support dans un lieu autre que l’établissement hospitalier. Les changements d’organisation découlant de ce projet de fusion ne sont pas en adéquation avec les intérêts des malades du cancer.

L’association Onco Est parisien assure une continuité dans le parcours de soins du patient entre l’hôpital et la ville. Accueillis dans un petit pavillon à Champigny-sur-Marne, les patients sortent de la structure hospitalière, synonyme de traitements médicaux, de douleurs et de blouses blanches. La mission d’accompagnement de cette association leur permet de réintégrer une vie sociale dans un esprit de grande solidarité qui les aide à diminuer les angoisses du quotidien face à la maladie.

Ce réseau d’accompagnement, hors des murs de l’hôpital, apporte un bienfait aux malades. Par conséquent, celui-ci devrait être développé avec la création de deux antennes supplémentaires, dans les villes de Boissy-Saint-Léger et Alfortville.

Or, cette association de soutien aux patients atteints de cancer, créée en 2003, couvrant vingt communes du Val-de-Marne et aidant trois cents patients et leurs familles chaque année se voit soudainement privée de ses moyens au motif qu’elle refuse de renoncer au fondement même de son action, à l’objet de ses propres statuts.

Ce type de réseau de proximité constituant une expérience réussie de démocratie sanitaire, il lui demande quels moyens elle souhaite mettre en place pour défendre les intérêts des malades du cancer et sauvegarder ce type de structure qui est complémentaire de l’offre de soin hospitalière.

Question écrite n° 10222 publiée dans le JO Sénat

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

Vu dans la presse :

> http://94.citoyens.com – 16/02/2014

> Le ParisienLe Sénateur UMP défend Onco-Est – 13/02/2014