Pensions des veuves d'anciens combattants

Christian Cambon attire l’attention du secrétaire d’État chargé des anciens combattants et de la mémoire sur l’attribution de l’aide différentielle aux conjoints survivants d’anciens combattants prévue à l’article L. 43 du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre.

Dans les réponses aux questions parlementaires sur le sujet, il est fait mention d’une aide visant à assurer un revenu minimum aux veuves d’anciens combattants les plus démunies « afin de leur permettre de vivre dignement. » Il est à cet égard, malheureux, d’accoler cette idée à « l’objectif de porter à terme au niveau du seuil de pauvreté » le plafond des aides en faveur des conjoints survivants. Vivre au niveau du seuil de pauvreté ne peut qu’être difficilement qualifiable de digne.

Certes, dans un contexte budgétaire contraint, il apparaît malheureusement complexe de faire un effort plus vigoureux. Mais le moins qui puisse être fait est d’accéder à la demande récurrente des personnes concernées et des associations portant leur parole, d’amener le montant de cette aide à 977 €. Aussi est-il regrettable que cette mince proposition de revalorisation soit absente du projet de loi n° 2234 (Assemblée nationale, XIVe législature) de finances pour 2015 (articles 48 à 50).

À l’occasion du débat parlementaire, il souhaite savoir s’il est envisageable d’intégrer cette augmentation de quelques euros sur les pensions de personnes dont le nombre décroît inévitablement, afin que soit assuré le minimum de décence que la France doit aux veuves de ses anciens combattants.

Question écrite n° 13352 publiée dans le JO Sénat – page 2324

En attente de réponse du Secrétariat d’État, auprès du ministère de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire