Manque de moyens des surveillants de la prison de Fresnes

Le 30 octobre 2014, 70 surveillants des prisons de Fresnes, Fleury-Mérogis (Essonne), Bois-d’Arcy (Yvelines), Versailles (Yvelines) et Réau (Seine-et-Marne), se sont mobilisés pour bloquer l’accès à la prison de Fresnes afin de dénoncer le manque de moyens.

Christian Cambon avait déjà alertée la garde des sceaux lors de la séance de questions orales du 1er octobre 2013 concernant les conditions de travail des surveillants de prison du centre pénitentiaire de Fresnes qui avaient conduit au suicide d’une surveillante. Ces manques de moyens ont des conséquences importantes sur l’augmentation des agressions mais aussi sur la souffrance des personnels. Il lui avait demandé d’apporter en toute priorité les mises à disposition d’effectifs et les mesures de sécurité qu’attendaient en vain les personnels pénitentiaires afin que plus jamais un tel drame ne se reproduise.

Il  lui avait été répondu que des mesures avaient déjà été prises avec une augmentation de 20 % des crédits de rénovation pour améliorer les conditions de travail des personnels et les conditions de détention des personnes détenues et que la situation de Fresnes était examinée avec la plus grande attention en ce qui concerne les effectifs.

Un an plus tard, la situation n’a malheureusement pas changé. À Fresnes, il y a un surveillant pour 120 détenus, le nombre d’agressions augmente et l’interdiction des fouilles intégrales pour les détenus accédant au parloir favorise davantage l’entrée de la drogue et des portables dans la prison.

Christian Cambon a demandé à la Ministre de la justice quelles mesures elle souhaite prendre pour assurer des conditions de travail et de sécurité décentes pour les agents pénitentiaires.