Dégradation de l'accès aux soins

Depuis deux ans, le temps d’attente pour obtenir un rendez-vous a augmenté de deux jours pour consulter un généraliste, on est ainsi passé d’un délai de quatre à six jours. Pour les spécialistes, on constate une augmentation de sept jours pour les ophtalmologistes, pour lesquels il faut en moyenne attendre trois mois et demi. Il faudra compter 50 jours de patience pour pouvoir consulter un dermatologue, 57 pour un gynécologue et 42 pour un cardiologue.

Face à ce délai, de nombreux malades renoncent aux soins ou se rendent aux urgences des hôpitaux. Or, cette admission hospitalière, prise en charge en moins de deux heures, coûte plusieurs centaines d’euros à l’assurance maladie contre une dizaine pour une consultation en ville.

Le système de soins risque de davantage se dégrader dans les prochaines années face au vieillissement de la population qui fera augmenter les besoins des consultations. Christian Cambon demande à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes quelles mesures elle souhaite prendre pour éviter la dégradation de l’accès aux soins.

Question écrite n° 13878 publiée dans le JO Sénat – page 2614

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes