Pénurie des medecins scolaires

La médecine scolaire est menacée. En dix ans, la profession a perdu 50 % de ses effectifs dans le Val-de-Marne. En 2016, toutes les communes de la moitié Est du département n’auront plus de médecin scolaire. Les causes de ce phénomène sont connues : un médecin scolaire peut avoir la charge de 11 000 élèves, répartis sur 45 établissements, et gagne 500 à 1 000 euros de moins par mois que ses confrères des centres de protection maternelle et infantile ou des maisons départementales des personnes handicapées (MPDH) embauchés par les départements. La carrière est insuffisamment attractive. Or leur rôle est capital pour dépister les troubles du langage, de la vision ou de l’ouïe des enfants. L’éducation et la santé sont intimement liées pour assurer l’égalité des chances. Christian Cambon a demandé à la Ministre de l’éducation Nationale ce que le Gouvernement comptait faire.

Elle a précisé que depuis 2012, 66 postes avaient été créés. « Face à l’insuffisance de cet engagement et le véritable décalage entre les discours de ce Gouvernement et ses actes, je l’ai invité à discuter de ce dossier avec la ministre de l’éducation pour répondre à nos questions. » a répondu Christian Cambon.

par Groupeumpsenat