Embargo russe

Le salon de l’agriculture a fermé ses portes dans une atmosphère de colère et de désespoir de la part des agriculteurs de l’hexagone. Première puissance agricole d’Europe, la France souffre de l’embargo russe contre les produits agricoles européens. Ce choix politique du Gouvernement russe est la conséquence des sanctions prises par l’Union européenne lors de l’annexion de la Crimée par la Russie.

Auparavant, environ 10 % des exportations agricoles de l’Union européenne allaient à la Russie, soit l’équivalent de 11 milliards d’euros par an d’après la Commission européenne. À titre d’exemple, la France exportait jusque à 70 000 tonnes de viande de porc en Russie. Les pertes actuelles de la filière porcine s’élèvent à 400 millions d’euros par an.
Les exploitants agricoles font les frais d’une réalité diplomatique éloignée de leurs préoccupations journalières. L’embargo russe doit se terminer en juin 2016, il est primordial qu’il ne soit pas reconduit.

Christian Cambon a attiré l’attention du ministre des affaires étrangères et du développement international sur les conséquences de l’embargo russe à l’égard des agriculteurs français.  Aussi, il lui a demandé s’il va revoir la politique française envers la Russie et agir, auprès de l’Union européenne, pour un assouplissement des sanctions contre Moscou, afin de desserrer l’étau autour de l’agriculture française.

> Question écrite n° 20557 publiée dans le JO du Sénat

En attente de réponse du Ministère des affaires étrangères et du développement international