Drame humanitaire au Yémen

La crise au Yémen peut se comparer sur quelques aspects à la crise syrienne: une guerre entre sunnites et chiites, une participation militaire étrangère puissante (l’Arabie saoudite) et des pourparlers de paix arrêtés. Pourtant, il y a une différence majeure : le lourd silence de la communauté internationale.

Dans son dernier rapport du 28 janvier 2016, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a divulgué ces chiffres saisissants : 14,5 millions de personnes dont 1,3 million d’enfants – soit la moitié de la population totale du Yémen- se trouvent en situation d’insécurité alimentaire et de malnutrition.

Depuis le début du conflit, on dénombre 6 000 morts, entre 28 000 et 35 000 blessés sans compter les 1,5 million de personnes déplacées. Si pour le moment ces réfugiés de guerre se rendent essentiellement à Djibouti ou en Somalie, on commence à voir se multiplier des départs à destination de l’Égypte en vue de rejoindre l’Europe.

Cette situation fait dire aux spécialistes du Moyen-Orient que la prochaine crise des réfugiés viendra du Yémen. L’Union européenne, et dans une moindre mesure la France, est déjà durement impactée par les populations venues d’Irak et de Syrie.

La France ne peut pas se permettre de rester indifférente face au drame menaçant le Yémen. Aussi, Christian Cambon, Vice-président de la commission des Affaires étrangères, a interrogé le ministre des affaires étrangères et du développement international pour connaitre les dispositions que le Gouvernement va prendre avec ses partenaires européens et répondre aux appels pressants des organisations internationales et des organisations non gouvernementales.

> Question écrite n°20797 publiée dans le JO du Sénat.

En attente de réponse du Ministère des affaires étrangères et du développement international