Manque de structures d'accueil pour les personnes autistes et polyhandicapées

Christian Cambon a attiré l’attention de la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion sur l’obligation, pour les personnes autistes et polyhandicapées françaises, de s’exiler en Belgique.

Plusieurs rapports le démontrent : la France manque de places et d’institutions spécialisées à l’égard des Français ayant des troubles du comportement. Ce manque criant d’infrastructures adaptées contraint, chaque année, des citoyens français à quitter l’« hexagone » et à subir la solitude de l’éloignement familial.

D’après l’association des personnes handicapées mentales et de leurs familles (Unapei), ils seraient plus de 6 500 enfants et adultes à être accueillis en Belgique. En Wallonie, on ne compte plus le nombre d’établissements exclusivement créés pour accueillir des Français, où la qualité de prise en charge n’est pas toujours au rendez-vous.

Incontestablement, et malgré les efforts enregistrés ces dix dernières années, la France est en retard. On recense actuellement plus de 47 000 français sans solution d’accueil qui doivent parfois intégrer des structures inadaptées comme l’hôpital psychiatrique.

Les personnes autistes et polyhandicapées sont des citoyens français à part entière, elles ne peuvent être délaissées. La France doit prendre en charge tous les handicaps. Aussi lui demande-t-il quelles mesures le Gouvernement compte adopter pour venir en aide aux familles dépassées par les difficultés rencontrées et si la construction de structures d’accueil adaptées est à l’ordre du jour sur le territoire national.

> Question écrite n° 20794 publiée dans le JO Sénat.

En attente de réponse du Secrétariat d’État, auprès du ministère des affaires sociales et de la santé, chargé des personnes handicapées et de la lutte contre l’exclusion