Francophonie comme levier de développement

La journée mondiale de la francophonie a eu lieu le 20 mars 2016. On constate une fois de plus que la France ne prend pas conscience de la force économique et stratégique de ce mécanisme. Il y aurait actuellement plus de 274 millions de personnes parlant le français dans le monde, ce qui représente le sixième espace géopolitique mondial. D’après les prévisions de l’organisation internationale de la francophonie, à l’horizon 2050, on comptera 715 millions de francophones.

Le français est la deuxième langue la plus apprise dans le monde. Les pays francophones et francophiles produisent 16 % du produit intérieur brut mondial. Ils détiennent 14 % des réserves mondiales de ressources naturelles. La francophonie peut être un moteur de croissance si la France s’en donne les moyens. Or, notre pays a diminué ses contributions envers l’institution de 25 % depuis cinq ans.

La connaissance du français est un atout. Grâce à la francophonie, la France peut renforcer son attraction au service de l’exportation ; cibler des secteurs clés pour favoriser l’emploi comme le tourisme, les technologies numériques, la santé, la recherche et développement.

Alors que la France peine à trouver des débouchés professionnels pour les plus jeunes (15-25 ans), la francophonie peut être un levier de développement.

Aussi, Christian Cambon a interrogé le secrétaire d’État chargé du développement et de la francophonie s’il souhaitait prendre des mesures pour valoriser la francophonie auprès des jeunes générations et susciter des vocations. Il lui a demandé de lui préciser les décisions qui ont été prises depuis la remise du rapport sur « la francophonie et la francophilie, moteurs de la croissance durable » en août 2014.

> Question écrite n° 20975 publiée dans le JO Sénat.

En attente de réponse du Secrétariat d’État, auprès du ministère des affaires étrangères et du développement international, chargé du développement et de la francophonie.