Protection des centrales nucléaires contre le terrorisme

La situation de protection des centrales nucléaires semble être préoccupante. Le coordinateur de l’union européenne pour la lutte contre le terrorisme a reconnu la possibilité, d’ici à 5 ans, d’une prise de contrôle d’une centrale par des mouvements djihadistes. En d’autres termes, la connaissance accrue des biotechnologies par les terroristes de Daesh constituerait une réelle menace.

Le 27 novembre 2014, l’Assemblé Nationale et le Sénat ont organisé une table ronde ouverte au public et à la presse sur le thème suivant : les drones et la sécurité des installations nucléaires. En effet, au cours de l’automne 2014, il a été constaté le survol suspect de sept sites nucléaires par des drones. Dans l’incapacité de pouvoir les contrôler, EDF a porté plainte contre X et s’est rapprochée des autorités de l’Etat.

La France dispose actuellement de dix-neuf centrales nucléaires en fonctionnement. Une attaque à l’arme lourde sur un de ces sites risquerait d’entraîner des conséquences irréversibles et engendrerait, par la même occasion, d’importantes pertes humaines. L’Etat d’urgence nucléaire est une réalité qu’il faut prendre en considération. Aussi, face à cette situation, Christian Cambon a attiré l’attention du ministre de l’intérieur sur les capacités de la France à se prémunir d’attaques terroristes contre des centrales nucléaires françaises. Il lui a demandé quelles solutions le Gouvernement envisage pour protéger ses installations d’une menace terroriste latente.

> Question écrite n°21575 publiée dans le JO du Sénat

En attente de réponse du Ministère de l’intérieur