Pathologie du chômage

En avril 2016, le nombre de chômeurs en France s’élevait à 6 429 900, soit une augmentation de 1,8 % sur un an (+ 108 200). L’inactivité professionnelle prolongée serait responsable d’un problème de santé publique. Entre 10 et 14 000 décès par an seraient imputables au chômage. En effet, les personnes sans emploi seraient plus sujettes à des pathologies graves du type maladies cardiovasculaires et cancer.

De plus, la détérioration du lien social multiplie le risque de connaître un épisode dépressif pour 24 % des hommes et 26 % des femmes. La progression de 10 % du taux de chômage entraînerait une augmentation de 1,5 % du taux de suicide. Ainsi, la surmortalité des chômeurs serait trois fois plus importante que chez les personnes actives. Incontestablement, à la précarité financière s’ajoute une précarité sanitaire.

Le coût direct du chômage en France représente 6 % du produit intérieur brut (PIB), soit environ 120 milliards d’euros. Ce montant ne prend pas en compte toutes les dépenses de santé liées à l’inactivité professionnelle.

Aussi, Christian Cambon a demandé à la Ministre de la santé quels dispositifs d’accompagnement médical le Gouvernement a mis en place afin d’assurer le suivi des demandeurs d’emploi.

> Question écrite n°21198 publiée dans le JO du Sénat

En attente de réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé