Réponse du Ministre sur la prostitution dans le bois de Vincennes

 

Christian Cambon a interpellé le Gouvernement sur la situation de jeunes prostituées nigérianes qui sont scandaleusement exploitées dans le bois de Vincennes, où stationnent en file indienne jusqu’à une centaine de camionnettes réservées aux plus anciennes, qui peuvent ainsi recevoir leurs clients contre 1 000 euros versés à leur protecteur. Les plus jeunes, qui donnent souvent l’impression d’être mineures, doivent se contenter des espaces verts du bois. Ces femmes sont sous l’emprise d’un réseau de prostitution pyramidal dirigé depuis le Nigéria. À leur arrivée en France, les promesses d’une vie étudiante se transforment en une prostitution d’abattage. Elles commencent à travailler sur les trottoirs du quartier de la Goutte d’Or, puis sont envoyées au bois de Vincennes. Une dizaine de gangs armés ultraviolents gèrent ces réseaux de traite en région parisienne. Aussi, qu’entend faire le Gouvernement pour protéger ces malheureuses et lutter contre cette atteinte invraisemblable à la dignité humaine ?

Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la réforme de l’État et de la simplification a reconnu que même si les indicateurs sont à la baisse, la prostitution des Nigérianes perdure à Paris, essentiellement dans le XVIIIe arrondissement et le bois de Vincennes. Le ministère de l’intérieur est mobilisé pour combattre ce phénomène. L’Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) coordonne l’action de la police et de la gendarmerie et facilite la coopération internationale en vue de la saisie des biens frauduleusement acquis. Début juin, un réseau a été démantelé à Sarcelles, comme dans l’Albigeois en février. En 2015, pas moins de sept réseaux avaient été démantelés à Paris, et vingt-et-une personnes ont été incarcérées dans le cadre de trois affaires depuis le début de l’année. L’État vient en aide à celles qui brisent la loi du silence. C’est précisément l’objet de la loi du 13 février 2016, que le Gouvernement a veillé à mettre en oeuvre rapidement.  

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