Augmentation du nombre de suicides chez les policiers et les gendarmes

Ce sont vingt-neuf policiers et gendarmes qui ont mis fin à leurs jours depuis le début de l’année 2019, un chiffre qui laisse présager une année noire comme en 1996 avec soixante-dix suicides recensés.

En juin 2018, un rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’état des forces de sécurité intérieure alertait sur un taux de suicide anormalement élevé, supérieur de 36 % à celui de la population. Il révélait un état moral dégradé et proposait des pistes d’amélioration des conditions de travail et de prise en compte des difficultés rencontrées quotidiennement.

Ces difficultés sont certes liées à la nature du métier qu’exercent les agents des forces de l’ordre, mais elles sont aggravées par leur surmobilisation, le dénuement matériel des services et des violences croissantes à leur égard.

Face à la gravité de la situation, il lui demande quels moyens le Gouvernement compte mettre en œuvre afin de répondre aux attentes des policiers et gendarmes en matière de prévention, de suivi et de soutien.

> Question écrite n° 10435 publiée dans le JO Sénat

En attente de réponse du Ministère de l’intérieur